La chambre de l’artisanat et des métiers de Chlef a tenu son assemblée générale durant la matinée du jeudi 5 mai 2016, au siège de l’assemblée populaire de la wilaya de Chlef. C’est une réunion, prévue dans ses statuts, qui lui permet d’obtenir le quitus sur les activités de l’année 2015.

C’est en présence d’un parterre constitué de représentants des différentes institutions locales et d’artisans de la wilaya que M. Redouane Benatallah, directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers a ouvert la séance. Il a commencé par un exposé sur la conjoncture que traverse le pays en situant les enjeux économiques du moment. «Notre institution, dira t-il, a d’importantes missions à remplir d’autant que sommes entrés de plain-pied dans l’économie de marché, ce qui signifie que nous devons compter sur la main-d’œuvre spécialisée, une main-d’œuvre qui maitrise les métiers et qui pourra apporter un plus au marché.» Cela signifie à ses yeux que les missions de la chambre de l’artisanat sont devenues importantes sur la scène nationale, eu égard aux nouveaux défis. Il n’y a qu’à voir, a-t-il souligné, le nombre d’expositions internationales, nationales et locales, les interventions de la ministre du secteur et du wali, pour se rendre à l’évidence de l’importance qu’a acquis le secteur. «Il n’y a pas d’alternative au secteur du tourisme avec toutes ses composantes. Nous sommes condamnés à préparer l’après pétrole et il nous appartient donc de retrousser les manches», a estimé M. Benatallah.

Le directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers a rappelé qu’il a 1 243 artisans inscrits au niveau de la chambre de la wilaya de Chlef, se répartissant comme suit : 231 artistes, 142 artisans producteurs et 870 versés dans des activités de service.

Selon le rapport du président de la chambre, quelque 443 artisans ont créé leur micro entreprise, soit 127 avec le soutien de la direction de l’Action sociale (DAS), 59 avec l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM), 37 avec la Caisse nationale d’assurance-chômage (CNAC) et 230 avec l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ).

Le bilan fait ressortir que la chambre a organisé durant l’année 2015, des journées d’études et des expositions durant toute l’année et ce sont 63 artisans qui ont bénéficié de formations dans l’entreprenariat et la gestion d’entreprises. Quand au fonds de soutien des activités artisanales, il a consacré un montant de 23 millions de dinars pour soutenir l’activité de 63 artisans.

Abdelkader Ghemri, directeur de l’ANSEJ – Chlef :

«C’est dans le cadre de l’assemblée ordinaire générale que nous avons été invités par le directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Chlef. Il est évident que l’agence est un partenaire important et actif dans le cadre du développement de la région par le biais de la création de micro-entreprises spécialisées dans les arts et métiers. Nous avons plus de 70 métiers spécialités entrant dans le cadre de l’artisanat. L’agence a financé plus de 900 dossiers jusqu’à présent dans les différentes filières et métiers, ce qui démontre l’importance accordée par l’agence à l’artisanat et aux métiers et aux financements de la micro-entreprise.»

Youcef Bendjabri, représentant de la direction de la fFormation professionnelle :

«La relation entre la chambre de l’artisanat et la formation professionnelle et l’apprentissage se situe au niveau de l’accompagnement pratique et du suivi théorique des apprentis ainsi que la prise en charge des diplômés de la formation professionnelle dans des spécialités de l’artisanat qui sont actuellement enseignées par les centres de formation professionnelle sur le territoire de la wilaya. Nous visons la mise en place d’une relation entre les deux institutions qui complètera la formation des jeunes diplômés sur le terrain. Il est évident que le secteur de la formation professionnelle demeurera un pôle stratégique pour le soutien de l’artisanat et des métiers et nous visons à raffermir et développer ce partenariat avec les artisans dans le cadre de l’apprentissage. En effet, les pouvoirs publics accordent des avantages aux artisans qui prennent en charge des apprentis. Le secteur de la formation professionnelle et de l’apprentissage demeure un partenaire qui dispose de puissants moyens capables de faire évoluer le niveau des artisans au point de vue scientifique ou des compétences professionnelles.»

Abderrahmane Djerrah, président de la chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Chlef :

«La wilaya de Chlef dispose de près de 9 000 artisans et il ne vous échappe pas que l’artisanat active et soutient 3 secteurs : le secteur de l’artisanat, les services et la production. Ces trois secteurs constituent le domaine de prédilection de la chambre qui les soutient à travers ses différentes activités. Chaque année, il y a une assemblée générale ordinaire et nous avons également des réunions périodiques, bimestrielles, du bureau. Les membres de l’AGO sont constitués par les différents partenaires de la chambre et sont régis bien sûr par des textes réglementaires. Les membres de l’AGO sont constitués par les représentants de tous les artisans. Le président de la chambre est membre du conseil national et de la commission nationale pour le meilleur produit. Et c’est le 9 novembre que les résultats sortiront. Pourquoi cette date ? Parce que c’est justement la journée nationale de l’artisan. Nous avons des activités durant toute l’année. Nous recevons à Chlef et envoyons également nos artisans dans les wilayas environnantes. Nous avons également la saison estivale durant laquelle nous organisons une exposition vente au niveau de la plage centrale de Ténès, qui commence du début du mois de juin à la fin du mois de septembre. Il y a même des artisans d’autres wilayas qui y participent. Il y a un soutien constant à tous les niveaux de la part des pouvoirs publics, l’objectif étant le soutien aux artisans, à la production nationale, au patrimoine et à l’identité nationale.»

Abdelkader Chioune, artisan et écrivain :

«Nous sommes ici pour participer à la réunion de l’assemblée générale de la chambre de l’artisanat et des métiers. Nous allons donc étudier le bilan 2015 des activités de la chambre. Tous les membres à l’instar des secteurs du tourisme et de la formation professionnelle sont   présents. Comme vous le savez, en cette conjoncture difficile que traverse le pays, il n’y pas d’alternative au travail. Nous devons donc nous retrousser les manches et aller de l’avant afin de préparer l’après-pétrole. Le tourisme et l’artisanat offrent une excellente alternative à cet effet.»

A.Cherifi