Dr Hamza Saïdi, enseignant à l’université de Chlef, spécialiste en photovoltaïque :«Notre objectif est de permettre à l’apprenant d’affronter toutes les situations»

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«J’ai pris en charge cette formation à l’école de Soprec pour les nombreux intérêts qu’elle présente : c’est une école qui a une dimension nationale, c’est une école qui permet aux gens intéressés d’avoir de solides bases théoriques et pratiques. Il ne faut pas oublier le programme national de développement des énergies renouvelables qui va exiger des gens compétents pour sa mise en œuvre à tous les échelons. Nous avons basé la formation sur le côté pratique surtout. Nous mettons l’apprenant devant toutes les situations qu’il risque de rencontrer sur le terrain. Nous lui apprenant aussi à faire le dimensionnement et à établir les devis d’installation.

Notre souci actuel est d’agrandir l’école et de former les techniciens et les techniciens supérieurs. Parce que le but ultime est de pousser les stagiaires à créer leurs propres entreprises ; Soprec sera là pour les seconder et les soutenir car c’est dans son intérêt de multiplier les intervenants dans le domaine des énergies renouvelables ce qui va la libérer pour se consacrer à ses missions principales. Il ne faut pas oublier qu’il y a une très forte demande en matière d’installations, surtout que le prix des équipements a chuté pour être à la portée des particuliers, des entreprises et collectivités qui veulent s’équiper en énergie solaire ou éolienne. La durée de l’amortissement est très courte, ce qui pousse de nombreux opérateurs à opter pour le solaire et l’éolien ou la combinaison des deux. Pour ce qui est des gens qui suivent la formation, je peux vous certifier qu’ils sont très motivés. C’est la première promotion que je prends en charge et je trouve que ses éléments ont vraiment envie d’apprendre. La preuve, au bout de quelques jours, ils ont réussi tous les tests finaux, à commencer par le démontage et le montage des équipements comme les climatiseurs, les pompes hydrauliques, les armoires électriques ainsi que la familiarisation avec les différents équipements et types d’appareils utilisés. Il sont également appris à dimensionner les installations et établir les devis y afférent. Cela veut dire tout simplement que ces gens-là sont très motivés car leur but est de s’investir totalement dans le créneau qui en créant son entreprise qui en développant ses connaissances pratiques et théoriques dans ce domaine».

Propos recueillis par Fatima Haouas


 enseignant aïn merane à gaucheM. A. , enseignant à Aïn Merane :

«J’ai maintenant une meilleure appréciation des énergies renouvelables»

«Pour ma part, cette formation a été très riche en enseignements. Le premier est que nous j’ai maintenant une meilleure appréciation des énergies renouvelables, le solaire notamment. Il ne s’agit pas uniquement de connaissances théoriques et pratiques mais aussi et surtout de la manière de gérer une entreprise spécialisée dans l’étude, le dimensionnement et l’installation des équipements. Cela peut aller de l’installation d’une micro installation pour faire fonctionner un appareil domestique (comme un réfrigérateur, un climatiseur ou un chauffage solaire, à l’alimentation en énergie d’une entreprise, voire d’un groupement d’habitations. Nous savons maintenant gérer le coût d’une installation, nous savons quel type de matériel utiliser, nous sommes capables de proposer les solutions les plus intéressantes pour les différents utilisateurs… La formation nous a ouvert beaucoup de perspectives, c’est une porte ouverte sur l’énergie du futur qui ne peut être que celle des énergies renouvelables. C’est une anticipation sur le futur immédiat. Je salue les efforts des responsables de l’école pour le sérieux et la qualité de l’enseignement qu’ils nous ont dispensés. Il n’y a qu’à voir les moyens didactiques mis à notre disposition pour les travaux pratiques et les cours théoriques. Maintenant, après cette formation, je me sens capable de réaliser n’importe quelle installation électrique fonctionnant à l’énergie solaire ou éolienne».

Propos recueillis par Fatima Haouas


Boudjeltia_Abdallah_2016_lechelifAbdallah Boudjeltia, 31 ans, commerçant à Oued Fodda :

«Lorsqu’on dispose d’un métier pareil, on est paré pour la vie»

«Je suis diplômé en économie et gestion, j’ai un diplôme de réparateur de téléphones mobiles. Les énergies renouvelables sont un domaine nouveau pour moi mais comme je suis très curieux d’apprendre, j’ai décidé de suivre la formation proposée par Soprec. J’ai compris que ce domaine est très vaste et qu’il ouvre des horizons pour les gens qui comptent s’établir à leur compte : imaginez le nombre d’agriculteurs intéressés par l’installation d’une pompe solaire, le nombre d’éleveurs qui veulent s’équiper en énergie solaire pour faire fonctionner les étables, les poulaillers et leurs dépendances, les petites entreprises qui veulent réaliser des gains d’énergie, les particuliers qui peuvent équiper leurs domiciles en énergie à moindre coût…  Nous avons appris que la durée de vie des équipements est supérieure à 30 ans, que l’amortissement de l’équipement peut se faire, c’est selon, entre 5 et 10 ans. J’avoue que c’est un métier qui m’a intéressé depuis le jour où j’ai découvert cela à la télévision. J’ai compris alors tout l’intérêt pour notre pays d’investir dans les énergies renouvelables car on a du soleil à longueur d’année, et il y a du vent qui souffle parfois à l’excès dans de nombreuses régions.  Et puis, il faut savoir que lorsqu’on dispose d’une qualification, d’un métier, on est paré pour la vie. C’est le but de mon inscription à l’école de Soprec.»

Propos recueillis par Fatima Haouas


Soltani_Madjid_2016_lechelifMadjid Soltani, artisan à Mostaganem :

«J’ai acquis de quoi développer mon entreprise»

«Je suis technicien en électromécanique. Je gère aussi une micro-entreprise spécialisée dans les installations électriques. Je travaille seul, parfois je recrute pour les besoins d’un chantier 2 ou 3 personnes pour me seconder. Vu la taille de mon entreprise et ses capacités, je ne peux soumissionner que pour les petits projets. Or, quand j’ai appris que Soprec disposait d’une école assurant des formations dans le domaine des énergies renouvelables, je n’ai pas hésité un instant à m’y inscrire. Mon but est de me perfectionner dans ce domaine pour proposer de nouveaux services à la clientèle de ma wilaya. L’énergie solaire, on en parle beaucoup mais avec Soprec, j’ai réalisé en effet que je pouvais en tirer un grand profit, non seulement sur le plan des connaissances théoriques et pratiques mais aussi pour développer mon entreprise. Les perspectives de développement sont énormes vu le marché qui s’ouvre à ces énergies. Dans notre région, les besoins sont énormes malgré le taux de couverture des besoins de la wilaya en énergies conventionnelles. Je pense surtout aux particuliers, aux éleveurs et agriculteurs et aux industriels qui veulent réaliser des gains en énergie. Il y a beaucoup de gens qui veulent revenir sur leurs terres abandonnées et qui peuvent s’équiper en kits d’énergie solaire pour leurs besoins domestiques, idem pour les agriculteurs qui peuvent installer des pompes solaires ou mixtes… Vous imaginez les bienfaits et les bénéfices de l’énergie solaire pour ces gens ? Je pense me perfectionner davantage à chaque fois que Soprec organise une session de formation spécifique…»

Propos recueillis par Fatima Haouas