La rencontre de Vladimir Poutine et de Recep Tayyip Erdogan promet d’être une étape cruciale dans le développement des relations russo-turques. Plusieurs experts prévoient une nette augmentation de la collaboration bilatérale qui pourrait concerner aussi de nouvelles directions.

Quelles seront les nouvelles directions des relations russo-turques qui sont en pleine expansion? Dans quels délais elles deviendront des partenariats avancés? En Turquie, comment les habitants voient-ils le développement de la collaboration au niveau de la sécurité? Erdoğan Karakuş, général de corps aérien à la retraite, chef de l’Union turque des officiers à la retraite, docteur en histoire, apporte ses réponses dans une interview accordée à la revue russe Sputnik.

“La collaboration entre la Russie et la Turquie doit atteindre dans tous les domaines le niveau le plus avancé. Le temps et la situation actuelle l’exigent. Il est évident qu’une série de pays impérialistes ne s’intéressent pas au rapprochement russo-turc. Les évènements en Turquie, qui ont eu lieu le 15 juillet, nous l’ont montré. L’Occident, et surtout les Etats-Unis, s’inquiètent du développement des relations russo-turques”.

Selon lui, la rencontre de Saint-Pétersbourg, est très importante et pour la Turquie, et pour la Russie, ainsi que pour la région du Proche-Orient. Puisqu’au fond, cette rencontre est une barrière pour l’avancement du projet de “Grand Moyen-Orient” élaboré par plusieurs pays. La collaboration russo-turque et les actions bilatérales communes permettront de résoudre les problèmes en Syrie.

M.Karakuş explique que le gouvernement turc a bien compris que l’Occident était derrière le coup d’Etat qui a eu lieu le 15 juillet, ce que le président Erdogan a annoncé lui-même. Tout cela, selon le général de corps aérien, montre à quel point la collaboration avec la Russie est importante. D’après lui, aujourd’hui plus rien n’empêche les deux pays de passer au plus haut niveau dans la collaboration. “Des temps bons nous attendent”, conclut-il.

Erdoğan Karakuş assure que notamment les problèmes de sécurité doivent être les plus importants de cette collaboration bilatérale.

“Nous devons éteindre +le feu allumé par l’Occident+ ensemble qui s’appelle le +Grand Moyen-Orient+. Si l’on ne l’éteind pas, nous n’arriverons pas à assurer la sécurité ni en Syrie, ni en Irak, ni ailleurs”, a-t-il déclaré.