Formation dans l’énergie solaire et la plaque de plâtre – Elles ont été initiées par le groupe Soprec au profit des architectes

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Fidèle à ses traditions d’entreprise citoyenne au vrai sens du terme, le groupe Soprec d’Oum Drou a initié dernièrement une double formation aux membres du conseil de l’ordre des architectes de Chlef. La première formation a porté, le 23 mars dernier, sur la conception, le dimensionnement et les techniques de montage des systèmes d’énergie solaire, alors que la seconde, qui a eu lieu le 23 mars, a été consacrée aux techniques de pose de la plaque de plâtre.

C’est au niveau de l’usine Soprec d’Oum Drou, où se trouve également l’école de formation de l’Algérienne des énergies nouvelles (Alener), filiale du groupe Soprec, que s’est déroulée la première session de formation au profit de 40 architectes Chélifiens, représentant autant de bureaux d’étude d’architecture et d’urbanisme intervenant au niveau de la wilaya de Chlef. La thématique centrale de cette journée d’initiation aux techniques du solaire, et accessoirement du thermique et de l’éolien, au profit du corps des architectes de la wilaya de Chlef répond à une demande qui va crescendo pour les énergies nouvelles et renouvelables en Algérie, notamment depuis la mise en œuvre du plan énergétique national initié par les pouvoirs publics. L’évolution exponentielle de la demande énergétique en Algérie impose, en effet, la réflexion sur la manière idoine de remplacer l’énergie fossile, coûteuse et polluante, par des solutions appropriées, essentiellement l’énergie solaire. Cela d’autant plus que les équipements et accessoires pour le photovoltaïque ont vu leurs prix baisser de manière très significative ces dernières années. A telle enseigne que nombreux sont les citoyens et les institutions publiques et privées qui ont opté pour cette nouvelle source d’énergie, propre et surtout  très économique dans le moyen terme.

La performance énergétique en ligne de mire

Proposée à titre gracieux par la direction du Groupe Soprec, cette formation revêt une importance particulière aux yeux de ses initiateurs, le groupe industriel sus cité et l’ordre des architectes de la wilaya de Chlef, du fait des conditions climatiques prévalant dans la région du centre-ouest et plus particulièrement dans la vallée du Chélif. La chaleur torride qui s’abat sur cette région du pays pendant plus de 6 mois par an oblige les habitants à se doter d’un ou plusieurs climatiseurs, d’où les factures salées qu’ils reçoivent ces deux trimestres. Cela s’explique essentiellement par la conception même des habitations qui, désormais, devraient obéir à de nouvelles normes, entre autres, l’utilisation des matériaux appropriés pour une meilleure performance énergétique. Or, à ce niveau, la région bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel qui devrait se traduire par l’utilisation accrue des énergies nouvelles dont l’énergie solaire.

La demande en ce sens ne cesse de croître aussi bien au niveau des entreprises, institutions et collectivités qu’au niveau des particuliers qui cherchent avant tout à s’éviter les mauvaises surprises (factures élevées, coupures intempestives) en assurant une autonomie au moins pour ce qui concerne l’éclairage.

Les énergies fossiles sont révolues

Les dirigeants du groupe Soprec ont bien compris cette nouvelle donne, raison pour laquelle ils ont lancé une école de formation dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables ainsi qu’une unité de production de panneaux solaires.

Le directeur général du groupe, M. Benabdallah Hadj Larbi a résumé les investissements du groupe en ces termes : «Ce sont les énergies de l’avenir, qu’on le veuille ou non, le monde entier va les adopter et les développer pour ne plus dépendre du pétrole, du gaz et de la houille ; certains pays sont tellement avancés dans ce qu’on appelle la transition énergétique qu’ils ne vont plus entendre parler d’énergies fossiles».

Le mieux donc pour l’Algérie est d’aller de l’avant en encourageant les investissements dans ce domaine et en incitant les utilisateurs à y recourir au plus tôt.

Pour revenir à la formation en question, celle-ci a été assurée par les formateurs de l’école «Alener» dont la compétence et le savoir-faire ne sont plus un secret dans le milieu universitaire spécialisé dans les énergies renouvelables. Les cours ont porté, entre autres, sur la conception et le dimensionnement des installations photovoltaïques, l’élaboration des cahiers de charge et les techniques d’installation et de montage. En gros, il y avait et de la théorie et des cours pratiques dans les salles dédiées à cet effet.

À l’issue de la première session, les responsables des bureaux d’étude ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des interventions des formateurs et le contenu du stage pratique. Beaucoup se sont dits étonnés qu’une pareille école existe au niveau de la wilaya de Chlef.

La plaque de plâtre, un matériau performant

La seconde session de formation s’est déroulée quant à elle durant la journée du 27 mars dernier et a eu comme thème l’utilisation de la plaque de plâtre, appelée également BA13 dans le jargon des installateurs. La plaque de plâtre est utilisée depuis plusieurs années en remplacement des matériaux traditionnels comme le ciment et la brique dans certains parements verticaux. Elle sert pour les séparations internes dans les bâtiments et également pour l’isolation phonique et thermique. Malgré sa fiabilité, la rapidité de son installation et les bénéfices qu’elle peut apporter en matière d’économie d’énergie, elle reste peu utilisée dans la construction individuelle. Le souci des dirigeants de Soprec est de vulgariser son utilisation aussi bien dans les bâtiments industriels et administratifs que dans les maisons particulières et les immeubles d’habitation. Un grand projet est lancé dans ce sens par le groupe qui produit déjà ce matériau et assure sa commercialisation à travers le territoire national.

La formation des architectes dans les techniques de la pose de la plaque de plâtre a été initiée en collaboration avec Knauf, le partenaire allemand de Soprec, et dont quatre éléments ont assuré les cours théoriques et pratiques. Là aussi, les architectes ont pu se faire une idée plus précise sur ce produit et la manière dont il est utilisé. Ils ont surtout apprécié l’enseignement sur la manière de dimensionner les projets, leur suivi sur le terrain et surtout la confection des cahiers de charge pour les projets où la plaque de plâtre est exigée. Il sont eu aussi une vision plus précise sur le domaine d’utilisation des différents plaques de parement de plâtre existantes dans le marché mondial et algérien, les différents  typologies des cloisons et contre-cloisons, les ouvrages spéciaux réalisé par la plaque de plâtre et les différents types de plaque de plâtre.
À la fin de la formation, le président de l’ordre des architectes, en compagnie du directeur général de Soprec ont remis les diplômes aux participants dans une ambiance festive et bon enfant.

L.C