À Chlef Cheikh Noui habat

« L’hôpital a dépassé sa durée de vie mais il rend encore d’immenses services grâce à des équipes constituées d’anciens avec un savoir-faire de très haut niveau. »

L’hôpital est surexploité. Les experts belges qui sont passés ici en 2006 ont dit qu’à ce rythme il ne faut pas qu’il dépasse sa durée de vie. » C’est comme les médicaments !

« C’est nos chats mais ce n’est pas notre rat ! » Une fenêtre détruit tout un mythe. Les montages vidéo contre l’hôpital Ouled Mohamed emportés pat l’Oued Chlef.

 

Tout a débuté par la vision d’une vidéo passé dans une chaine tv lors d’une émission où cheikh Noui est la vedette incontestée. Il est de notoriété publique nous dit-on que cheikh Noui n’a jamais senti Boudiaf le ministre. Noui n’arrivait pas à gober l’ex et feu ministre du commerce M Bakhti qui a déclaré qu’il y avait des puissances plus puissantes que le ministre du commerce lui-même et a déclaré que des containers sont sortis du port bénéficiant de complicités très puissantes.  Ce jour-là Cheikh Noui avait traité le ministre Bakhti de tous les noms et allant jusqu’à dire que c’était un incapable. Nous avions dit à l’époque que Cheikh Noui était un clown et que monsieur Bakhti avait le courage de dire très haut ce que tout le monde pensait très bas. Cheikh Noui imbu de sa personnalité de grande vedette ne se déplace plus. Et puis pourquoi se déplacer à Chlef pour voir les gaffes de ces campagnards ? Cheikh Noui reçoit une vidéo mettant en cause l’hôpital d’Ouled Mohamed de Chlef qu’il passe sur la chaine dans son émission « Talaa Habat ». Jusqu’ici tout parait normal. Jusqu’au jour où nous recevons un coup de téléphone de l’un de nos connaissances et qui avait une très haute idée de l’hôpital d’Ouled Mohamed, de son personnel médical et la très grande expérience de son personnel paramédical qui a fait la fierté des chelfis. Nous avons tout de suite lancé une sorte de sondage à travers ceux qui sont passés par Ouled Mohamed pour des opérations chirurgicales ou autres. La mention très bien était attribut à cet établissement hospitalier où les chelfis se retrouvent quand ils sont dans le besoin en matière de santé. C’est ainsi que nous avons voulu en savoir plus et nous nous sommes déplacés à l’hôpital incriminé pour en savoir plus. Nous avons visité le service pneumo incognito puisque c’est de lui qu’il s’agit. Ensuite nous avons vu les différents responsables de cette structure sanitaire. Nous sommes passés par Brahim Bouziane le DSS très courtois et disponible à souhait avant de savoir ce qui nous étions et ce que nous voulions. Ce n’est qu’après avoir connu Hocine Nouredine, le responsable de l’hygiène que nous avons commencé à douter autant que nos amis qui nous ont alerté qu’il y avait anguille sous roche, même si ici c’est une affaire de chats et de rat. Pour etre correct avec tout le monde nous avons rendu visite à monsieur Boudiaf le nouveau directeur général de la structure fraichement installé avant que n’éclate cette affaire de chat et de rat. Ce dernier responsable nous dit qu’il est nouveau sur la place et nous recommande de voir plutôt son responsable direct c’est-à-dire le Directeur de la Santé et de la Population (DSP). Sa demande a été exaucée. Puis nous sommes revenus une deuxième fois à l’hôpital d’Ouled Mohamed pour avoir le cœur net et les idées précises avant d’écrire quoi que ce soit.

Les documents officiels

Au niveau de la DSS, nous avons pris des copies de documents officiels que nous avons épluchés. L’essentiel de ce que nous avons tiré et qui s’attache au service pneumo est que ce service s’est spécialisé sans le dire à la chirurgie. C’est-à-dire que la plupart des malades qui restent dans cette structure passe par la chirurgie. El mous comme disent les pros. Pour les autres, ils peuvent êtres soigner normalement dans les différentes structures sanitaires ou même en ambulatoire. Le deuxième point et il est très important, c’est la capacité d’utilisation ou si vous préférez la capacité d’occupation des lits. Tenez-vous bien. Elle est de l’ordre de 36 pour cent seulement pour les causes que nous avons énuméré plus haut.

La moitié du service devrait être fermée

En effet si le service roule avec seulement 36 pour cent pourquoi ne pas fermer carrément la moitié ? Une partie de ce service a déjà été transférée vers l’hopital des sœurs Bedj. En ces temps de crise financière et où chaque dinar doit être comptabilisé deux fois avant de le dépenser, pour quoi subir les charges de cette partie ? Une grande partie de ce service est presque abandonnée. C’est-à-dire qu’il y a des chambres vides. C’est précisément dans cette partie que le correspondant de Cheikh Noui a sévi. Nous avons visité même certains bureaux dont le plafond est complètement ou en partie délabré. A la question de savoir pourquoi cela n’a pas été réparé, la réponse des responsables est la suivante : « Il ne faut pas oublier que cet hôpital date de 1984 et qu’il est construit en préfabriqué. Il n’y a pas que cela et cela peut engloutir des sommes faramineuses pour une remise à niveau de l’hôpital. Celui de Chorfa a bénéficié d’une rénovation mais pas celui d’Ouled Mohamed. Peut être que la crise financière est derrière cela». L’hôpital a dépassé sa durée de vie mais il rend encore d’immenses services grâce à des équipes constituées d’anciens avec un savoir-faire de très haut niveau. L’hôpital est surexploité. Les experts belges qui sont passés ici en 2006 ont dit qu’à ce rythme il ne faut pas qu’il dépasse sa durée de vie. » C’est comme les médicaments !

Une histoire de Tom & Jerry

Pour tirer cette affaire au clair, nous avons également vu le médecin chef du service pneumo. Nous lui demandons de nous expliquer cette histoire de Tom et Géry ou plutôt de chat et de rat. Il répondra ceci : « Les chats vivent toujours dans les alentours des hôpitaux. Ici à Ouled Mohamed plus qu’ailleurs, les chats sont une aide pour l’hôpital qui est implanté dans une zone où les terres sont rocailleuses et en friches. C’est-à-dire que les rats et les serpents peuvent entrer dans l’enceinte de l’hôpital. Dans ces conditions les chats sont les meilleurs défenseurs des bâtiments. Les chats sont les pires ennemis des serpents et des rats. Dites-moi seulement, si nous avions autant de chats que ceux montrés dans la vidéo comment ce fait-il qu’il y ait des rats ? C’est inconcevable ! » Autre chose, les chats ne dorment pas avec les malades même dans la vidéo de Cheikh Noui.

        Si les chats et les rats, et jusqu’à preuve du contraire n’ont pas encore signé de traité de paix, à moins que ce ne soit un secret bien gardé que Cheikh Noui va bientôt nous faire découvrir dans l’une de ses émissions grâce à ses agents secrets comme celui d’Ouled Mohamed, comment expliquer cette histoire de Tom & Jerry ?

Une fenêtre qui détruit un mythe

 Avec autant de chats que montrés par Cheikh Noui, aucun rat ne devrait s’approcher de l’hôpital à moins de cinq cents mètres sous peine de mourir croqué. Les amis d’Ouled Mohamed ont trouvé et nous ont aiguillés. Le rat est un grand voyageur. Il a voyagé par bateau, par avion et par route bien sûr. Cette fois-ci le voyage a du être long, très long et surtout fatigant avec la soif aidant… Les amis de l’hopital Ouled Mohaled ne sont pas des dupes, loin s’en faut ; ils ne sont pas non plus né de la dernière pluie. Ils nous ont démontré avec preuves à l’appui que le rat de Cheikh Noui n’avait pas la nationalité chélifienne. Avec les laboratoires dont ils disposent, et à partir de son ADN, ils déclarent que ce rat vient d’Ouargla ! Comment est-il arrivé à Ouled Mohamed à Chlef ? Là est toute la question. Les chameaux d’Ouargla peuvent atteindre Chlef, ils l’ont fait mais seul et par mont et par vaux et surtout la traversée du désert, impossible pour un rat! Il n’a pas les caractéristiques du chameau le rat. Au début nous n’avions pas compris quand les responsables d’Ouled Mohamed nous disaient « C’est nos chats mais ce n’est pas notre rat ! » Nous avions alors demandé à ce qu’on éclaire notre lanterne. C’est ce qui va vos arriver. Si Brahim le DSS s’empresse de nous montrer son téléphone smart, qu’il manipule avec aisance jusqu’à ce qu’il trouve la vidéo de Cheikh Noui. Nous la regardons ensemble. Votre serviteur ne voit rien d’anormal. Un autre vient à la rescousse pour nous montrer une autre vidéo sur Face book. Résultat c’est la deuxième partie de la vidéo de Cheikh Noui. Jusqu’à présent rien de nouveau jusqu’à ce que ces fonctionnaires de la santé devenus malgré eux des experts détectives nous mettent la preuve devant les yeux. En effet, le rat de la vidéo n’est pas à Chlef mais à Ouargla. Sur Face book, cette vidéo est là depuis des mois. Ce n’est que maintenant que nous avons compris que la vidéo des chats rassemblée en un lieu précis ajouter à cela un rat d’Ouargla et l’affaire est dans le sac ! Le rat n’est pas de Chlef, les fenêtres sur lesquelles il court n’existent pas à Chlef, du moins pas à l’hôpital d’Ouled Mohamed. Ce genre de fenêtre a été fatal pour Cheikh Noui, pour sa notoriété, pour sa probité et son impartialité. C’est une fenêtre qui détruit un mythe.

 A partir de là nous pouvons dire qu’il y a eu montage vidéo et que les accusations contre l’hôpital d’Ouled Mohamed sont emportées par l’Oued Chlef. Le rat d’Ouargla devrait regagner sa ville natale, nos chats resteront dorénavant en dehors de l’hôpital et que la morosité que nous avons vu sur les visages des responsables, des médecins et des paramédicaux de l’hôpital d’Ouled Mohamed disparaisse à jamais pour laisser place à leurs sourires légendaires et l’efficacité dont ils ont toujours fait preuve. Les populations des wilayas de Chlef,  Tissemsilt, Relizane, Mostaganem et même Tiaret vous renouvelle leurs confiances ! L’affaire ne devrait pas en rester là, les responsables de la santé de Chlef ont les preuves en main, ils devraient confondre Cheikh Noui. Son mea culpa est nécessaire sur la même chaine et la même émission. Il devra lui-même déclaré Cheikh Noui Habat !

NB : Nous reviendrons plus tard sur les dires du nouveau DSP et développer plus longuement sa nouvelle vision des pôles de santé publique.

                                                                Reportage de Khaled ALI ELOUAHED.