Ils s’appellent Fatah Gridi, Amine Rezziga et Mohamed Flitti

Le groupe d’amis avait décidé de faire la boucle Sidi Akkacha, Ténès, Sidi Abderrahmane, Oued Taghzoult, Talassa, Abou El Hassan et retour sur Sidi Akkacha, soit une virée d’au moins une quarantaine de kilomètres à vélo. Une activité sportive que le trio pratiquait déjà avant que leur ami Fatah Gridi ne tombe gravement malade à cause d’une méchante maladie du sang.

La reprise n’a pas été facile, d’autant qu’il fallait renouer avec des exercices qui demandent de la fraicheur physique et… beaucoup de vigilance sur les routes surchargées de voyageurs et d’estivants. Sur la RN 19 comme la RN 11, les véhicules roulent pare-choc contre pare-choc et il n’existe pas de couloir réservé aux deux roues. Il faut donc slalomer avec une extrême prudence entre les voitures légères, les poids-lourds et les piétons qui se font nombreux, notamment à l’entrée de Ténès à sa sortie ouest. En file indienne, les trois cyclistes s’accordent des haltes de quelques minutes sur chaque site pour apprécier les paysages et prendre des photos souvenirs qu’ils publient régulièrement sur leurs pages Facebook.

Le jeune Fatah est actuellement sans emploi. Après avoir élevé des poules pondeuses du côté d’Aïn Tedeless, dans la wilaya de Mostaganem, il a décidé de rejoindre Sidi Akkacha pour se reposer après qu’il eut contracté une grave maladie dont il s’en est sorti presque miraculeusement. Et le voici qui reprend son hobby avec ses deux amis, en attendant de réaliser deux rêves qui lui tiennent particulièrement à cœur : obtenir le diplôme de plongée sous-marine P3 pour ouvrir sa propre école de formation et voler à 33 km dans le ciel pour observer l’arc terrestre. «Je sais ce n’est pas possible sauf si le pilote d’un bombardier stratégique russe de type Sukhoï 22 ou 144 me fasse monter à bord de son aéronef», dit-il non sans éclater de rire.

Mais sa passion demeure la plongée sous-marine. C’est lui d’ailleurs qui a pris des images à 33 mètres sous l’eau, au large de Sidi Merouane, pour l’équipe de tournage de l’émission «Échappées belles», de France 5. Cette émission sera diffusée le 10 septembre prochain. Fatah ne désespère pas obtenir son diplôme de plongée et c’est la raison pour laquelle il reprend petit à petit une activité sportive qu’il a interrompue pendant pr ès de 6 mois. Pour le moment, avec l’aide d’Amine Rezziga et Mohamed Flitti, il entretient sa forme physique sur un VTT de haut de gamme que lui a prêté généreusement un de ses amis à Sidi Akkacha.

L.C.