Beaucoup le considèrent comme le digne successeur de Guerrouabi

Malgré l’heure tardive, ils étaient nombreux à assister au concert donné par le jeune Mourad Mohamed Amine Kerdjaja sur l’esplanade du musée national Abdelmajid Meziane. Et pour cause, ce jeune chanteur de 25 ans est considéré comme le digne héritier du regretté El Hachemi Guerrouabi dont il imite la voix et le style à la perfection.

Présentes sen grand nombre ce mercredi 14 juin 2017, les familles qui ont osé le déplacement à l’esplanade du musée national de Chlef n’ont pas regretté leur choix : la voix mélodieuse du chanteur Kerdjaja a envoûté plus d’un, clouant pratiquement sur leurs chaises et les enfants et les adultes. Les jeunes et les adolescents n’ont pas manqué d’égayer la soirée en esquissant des pas de danse «à l’algéroise», un art difficile que très peu maitrisent. Ce n’est pas le cas de Hamid «Kebaïli» qui s’en est donné à cœur joie devant une assistance médusée de voir un sexagénaire danser de manière aussi élégante.

Le jeune maitre qui reconnaît avoir beaucoup à apprendre mais qui promet énormément s’est pris au jeu de ses fans en entonnant une chanson derrière l’autre, la plupart puisé dans le répertoire du maitre Guerrouabi. Un cheikh qui aimait beaucoup la ville de Chlef et qui est adulé par de nombreux fans du genre musical dans lequel excellait le défunt.

De l’avis de nombreux connaisseurs présents à cette soirée, le jeune Mourad Mohamed Amine Kerdjaja peut faire du chemin s’il est pris en charge par de vrais «chioukh» du chaâbi, et surtout par les autorités en charge de la culture à Chlef. Dans cette optique, des amateurs de chaâbi préconise une véritable relance des activités artistiques et l’exploitation optimale des structures dédiées à la jeunesse mais qui, faute d’imagination, demeurent des coquilles vides.

Souhaitons bon courage au jeune Mourad Mohamed Amine et espérons qu’il nous réjouira durant tout cet été. Si, bien entendu, les faiseurs de la culture sortent de leur carapace.

L.C.