Délégation du FCE de la wilaya de Chlef

M. Ahmed Rahmoune, du groupe éponyme et dirigeant de SGS, entreprise spécialisée dans la production de céramique sanitaire de luxe, a été réélu à la tête de la délégation du Forum des chefs d’entreprises de Chlef.

Industriel très connu à Chlef pour son dynamisme mais aussi et surtout pour sa modestie, un trait de caractère familial que l’on retrouve chez tous ses frères d’ailleurs, le jeune Ahmed Rahmoune, a reçu, une fois encore, les faveurs de ses pairs qui l’ont désigné pour un second mandat à la tête de la délégation locale du FCE. Il faut dire que M. Rahmoune a été pratiquement plébiscité pour ce second mandat puisque aucun autre opérateur ne s’est présenté contre lui. Cela se comprend aisément, nous dit son assistant, M. Hocine Rafaï, qui explique également le contexte dans lequel a été ouverte une délégation du Forum à Chlef. L’assistant rappelle qu’Ahmed Rahmoune en a été membre dès sa création, précisant que l’organisation patronale, plus portée sur la réflexion et la proposition de stratégies économiques, a été créée en l’an 2000. Le Forum était présidé à l’époque par le moudjahid et industriel, M. Omar Ramdane, de 2000 à 2007, puis par M. Réda Hamiani, 2007 à 2014. Depuis, il est dirigé par M. Ali Haddad,patron de l’entreprise ETRHB.

A la création du FCE, souligne M. Rafaï, il n’y avait pas de délégations de wilayas. le FCE était à l’époque une structure de direction centralisée, il a fallu attendre l’année 2014 pour que germe l’idée d’élargir son action en donnant l’opportunité à tous les investisseurs et chefs d’entreprise d’y contribuer et d’y activer.

C’est ainsi qu’il a été mis sur pied “Jil FCE” pour les opérateurs de moins de 40 ans, et des délégations du FCE au niveau de chaque wilaya.

Concernant Chlef, c’est en 2015 que M. Rahmoune Ahmed (dit H’midet) a été désigné pour mettre en place la délégation de wilaya et ce,  dans le cadre de la politique d’élargissement des adhésions aux chefs d’entreprises activant dans les différentes régions du pays. Toutefois, l’installation officielle de M. Rahmoune n’a eu lieu que le 29 mars 2016.

La désignation du délégué se fait en fonction de son ancienneté dans le FCE. Dans le cas de Chlef, M. Ahmed Rahmoune était pratiquement le seul adhérent du FCE à Chlef depuis l’année 2000, soit depuis la création du FCE.

Dernièrement, le FCE a ouvert les inscriptions pour les chefs d’entreprise adhérents au FCE pour briguer le poste de délégué de wilaya. Le vote n’est possible cependant qu’aux adhérents à jour de leurs cotisations. Aucun opérateur membre du FCE ne s’est manifesté pour cette élection après le délai imparti. Aussi, la direction nationale a sollicité M. Rahmoune pour un second mandat, ce qu’il a accepté de faire avec l’accord des chefs d’entreprise locaux.

Pour rappel, le poste de délégué de wilaya du FCE est renouvelable tous les deux ans.

Hocine Boughari

 

Ahmed Rahmoune, délégué du FCE à Chlef :

“Notre programmes se résume en trois actions prioritaires”

Interrogé sur le programme d’action qu’il compte initier au niveau de la wilaya de Chlef, le délégué de wilaya du FCE a tenu a préciser que le programme s’inspire de celui de la direction centrale lequel vise trois objectifs principaux : élargissement de l’adhésion, mise sur pied de commissions et élections de présidents de commission dans chaque secteur d’activité (industrie, bâtiment, agriculture, santé…). “Le but est de recenser les problèmes et autres difficultés contraignantes auxquels se heurtent les chefs d’entreprises”, nous dit M. Rahmoune, non sans insister sur le fait que le FCE est là pour s’enquérir des préoccupations des opérateurs et des “freins” à l’investissement. “Nous sommes aussi ouverts aux revendications des opérateurs et à leurs propositions car l’objectif recherché par tous est de relancer et de dynamiser les activités économiques, surtout en cette période de crise conjoncturelle”, ajoute M. Rahmoune en pointant du doigt les quelques difficultés majeures  auxquelles dont face les investisseurs, à l’instar du fonctionnement du guichet unique, la bureaucratie administrative et les lenteurs quant à la finalisation des dossiers d’investissement, etc. “Notre rôle est d’aider l’investisseur à surmonter les contraintes qu’on peut lui imposer, depuis l’acquisition de l’assiette foncière jusqu’au permis de construire, en passant par le crédit bancaire, la douane, l’ANDI”.

Etre le porte-parole de l’investisseur

Selon lui, “dans tout cela, il faut réduire les temps car le temps c’est de l’argent; notre souci premier est que le projet entre dans les meilleurs délais en exploitation”.

Pour M. Rahmoune, “l’orientation et l’accompagnement de l’investisseur ne devraient pas être des mots creux”, soulignant que “le FCE est en quelque sorte le porte-parole de l’investisseur, même s’il n’est pas adhérent au forum”.

Concernant l’élargissement de la base du FCE et le lancement possible d’une campagne d’adhésion, la réponse du délégué de Chlef est on ne peut plus convaincante : “En fait, quand le porteur de projet saura que le FCE l’accompagne sans arrière-pensée, il va de lui-même y adhérer”.

M.Rahmoune explique par ailleurs que “la stratégie du FCE est d’installer des délégués à l’étranger, notamment en Europe, et ce, pour accompagner l’investisseur quand il s’agit d’acquérir des équipements industriels ou de régler d’autres problèmes avec les fournisseurs. Ce sera en quelque sorte des ambassadeurs du FCE à l’étranger”.

Pour le délégué de wilaya, le FCE peut éventuellement orienter et conseiller l’investissement quant aux choix du matériel et des équipements, voire du fournisseur et du pays qui présentent le plus d’avantages et de souplesse.

“En d’autres termes, le rôle du FCE est de défendre les intérêts des chefs d’entreprises et des investisseurs, il est l’interface des chefs d’entreprises et des investisseurs avec l’administration publique”, précise-t-il.

“Nous sommes ouverts à tous”

M.Rahmoune indique que “le FCE agit à différents niveaux, parfois, c’est l’investisseur lui-même qui ramène l’idée, il cherche le foncier, nous lui facilitons les contacts… Parfois, c’est l’Etat, à travers l’administration locale, qui nous demande de dénicher des investisseurs potentiels dans tel ou tel domaine d’activité. Pour notre part, nous sommes toujours en contact avec les investisseurs, nous les orientons et nous les accompagnons car l’orientation et l’accompagnement sont très importants dans un environnement caractérisé par la bureaucratie à tous les niveaux”.

Le délégué du FCE tient particulièrement à délivrer le message suivant : “Le bureau du FCE est là, ouvert à tous, nous avons, dieu merci, des chefs d’entreprises qui pèsent lourd dans l’économie de la région qui sont avec nous, nous les remercions d’être à nos côtés pour nous appuyer et nous soutenir, et pour leur disponibilité. Les résultats auxquels nous sommes parvenus ont été réalisés en grande partie grâce à eux, ils ont été de tout temps disponibles et cela, malgré leurs préoccupations”.

Avant de conclure, M. Rahmoune a souhaité l’appui de tous les adhérents pour faire du FCE un véritable instrument de développement économique et social : “Nous souhaitons que les chefs d’entreprises se rapprochent de la délégation, quel que soit leur domaine d’activité ; de cette façon, nous pouvons connaître les autres activités économiques, connaître leurs difficultés afin de mieux les accompagner, l’élargissement de l’adhésion permet aussi d’avoir de nouvelles idées et des visions plus complètes sur la manière de développer davantage notre économie”.

Une force de proposition

Et de donner l’exemple de l’aquaculture à Chlef. “Notre wilaya est devenue une référence en la matière, mais à ce jour, nous n’avons aucun adhérent parmi les gens qui pratiquent cette activité, nous souhaitons qu’ils viennent chez nous, nous pouvons leur donner un coup de main dans tous les domaines, nous pouvons les accompagner, porter leurs problèmes et leurs revendications car il n’y a aucun investisseur qui ne rencontre de problème”.

A propos de l’autosuffisance de la wilaya dans certains domaines, M. Rahmoune cite la production de matériaux de construction : “il y a une autosuffisance dans ce domaine, mieux, nous dégageons d’importants excédents que nous commercialisons au niveau d’autres wilayas. Si un investisseur veut verser dans ce créneau, nous lui conseillerons de ne pas le faire vu la saturation de l’activité à Chlef, nous lui suggérerons de trouver un autre créneau plus porteur, qui n’existe pas dans notre région”. Et d’indiquer que le FCE local conseille aux investisseurs de développer l’industrie de transformation agroalimentaire. “L’année dernière, dans le secteur de l’agriculture, nous avons eu un excédent énorme en matière de production de tomate industrielle, nous vivons également de manière cyclique les pénuries et les excès de production de pomme de terre. Peut-être que des investisseurs pourront définitivement nous débarrasser de ce genre de situation en participant de manière directe à la régulation de la production agricole nationale”. De ce fait, conclut-il, nous souhaitons que les gens investissent dans les industries de transformation”.

Hocine Boughari

Un plébiscite mérité

L’élection de M. Ahmed Rahmoune en qualité de délégué du FCE au niveau de la wilaya de Chlef s’est déroulée le 3 février dernier en présence d’un parterre composé de plusieurs opérateurs économiques de la wilaya. Etaient présents MM. Azzouz Henni (La Telloise), Chemami Djillali (El Baraka Electronics), Djelloul Abdelmalek Hamidi (groupe GMI), Salah Benzaamia (BTPH), Hamadouche Mohamed (ESGA), Hadj Larbi (Soprec). En tout, ce sont les dirigeants de 23 entreprises adhérentes sur une cinquantaine qui ont assisté à la cérémonie. D’autres représentants d’entreprises ont assisté sans qu’elles ne soient adhérentes au FCE. A noter la présence de 6 invités dont un invité d’honneur, en l’occurrence M. Salah Rahmoune, directeur de la briqueterie éponyme et cousin de M. Ahmed Rahmoune.

Hocine Boughari