Les dernières pluies ont gonflé l’oued Chélif dont les eaux ont à nouveau inondé quelques habitations érigées sur ses bords. Les plus touchées sont celles situées du côté d’El Ancer, à quelque 200 m du pont de la Ferme, ou celles construites de manière illicite en contrebas de la station d’essence Zemmouri, là où des dégâts considérables ont été observés durant l’hiver 2017.

Cette année-là, des maisons entières ont été submergées par les flots et leurs occupants ont dû les fuir pendant la nuit. Les bâtisses auraient pu être emportées par le courant si les pluies ne s’étaient pas arrêtées.

Dès lors, tout le monde s’est dit que les habitants de toutes les maisons menacées et les exploitants des bergeries et autres étables installées pratiquement sur le lit de l’oued iraient trouver refuge ailleurs, en tous cas loin de l’imprévisible cours d’eau. C’est plutôt l’inverse qui s’est produit. L’un des habitants a préféré surélever son habitation pour ne pas connaître la même mésaventure que l’année dernière. Mais est-ce vraiment la solution, sachant qu’une crue subite de l’oued peut s’avérer fatale ? Nous l’avons vu à Ghardaïa lors des crues catastrophiques de l’année 2008 qui ont emporté des dizaines de maisons et provoqué plusieurs décès.

A.L.