Le chef de l’exécutif de la wilaya de Chlef, M. Abdallah Benmansour, a consacré la journée du 3 avril dernier à la visite de différents projets au niveau de la ville de Chlef et relevant des secteurs de la formation professionnelle, de l’enseignement, des travaux publics, de l’habitat et de la justice. Visite au cours de laquelle le wali a délivré des messages aux responsables exerçant sous son autorité.  

La dernière sortie sur le terrain du wali de Chlef a d’abord concerné le secteur de l’éducation et de la formation. Penser dès maintenant à la rentrée scolaire 2019-2020, tel est le message délivré par le chef de l’exécutif à ses collaborateurs, estimant qu’il faut toujours prévoir cet événement majeur.

Ainsi, à Hay Chorfa, les travaux de réalisation d’un institut de formation professionnelle (IEP) et de six logements de fonction sont en cours. D’une capacité de 1 000 stagiaires dont 300 en régime d’internat, cet établissement de formation sera livré très prochainement, a-t-on appris sur place . Selon le directeur du secteur, cet institut va assurer entre autres une formation aux stagiaires dans le domaine de l’électronique et l’électromécanique.

Pour le secteur de l’éducation, il faut retenir la réalisation de deux lycées d’une capacité de 800-200 places chacun, l’un à Hay Bensouna et l’autre Hay Lala Aouda. Ces deux établissements scolaires ouvriront leurs portes dès la prochaine rentrée scolaire. Il en sera de même pour celui e Ténès dont les travaux sont achevés. Toutefois, compte tenu du fait que de nombreux collèges souffrent de surcharge au niveau des classes, il a été décidé d’utiliser les classes vacantes et vides des lycées au profit des collégiens. A titre d’exemple, pour l’année scolaire 2017-2018, le nombre de collégiens au niveau de la wilaya est de 90 118 élèves contre 32 461 dans le secondaire. Par ailleurs à la suite de la levée du gel décidé par le gouvernement pour certains projets, nous avons appris que la construction de deux nouveaux lycées, d’un collège et six écoles primaires, est programmée pour cette année 2018. A ce sujet, le wali a déclaré ceci : «Notre objectif est de préparer dès maintenant, non seulement la prochaine rentrée scolaire mais celle de 2019/2020».

Pour des actions plus soutenues en matière d’habitat

«L’accent est mis sur l’importance d’accélérer le rythme de réalisation et de distribution des logements afin de pouvoir satisfaire les besoins croissants des citoyens dans les différentes formules de logements», a souligné le wali à la presse locale en marge de cette visite. Il est vrai que le logement occupe la première place dans les préoccupations des citoyens et, apparemment, avec le nombre de logements réalisés ces derniers temps comparativement à la demande exprimée en la matière qui va en crescendo d’année en année on sera tenté de dire que la crise du logement a de beaux jours devant elle. Toutefois, malgré cette amère réalité et la conjoncture difficile que traverse le pays en matière de disponibilité de ressources financières, les pouvoirs publics ne cessent de lancer des programmes assez ambitieux. C’est le cas notamment du programme AADL ou celui de LPA qui sera lancé très prochainement. En ce qui concerne le programme «AADL 1», la wilaya de Chlef a bénéficié de 4 200 unités dont 3 800 sont en cours de réalisation (2000 à Hassania, 1000 à Oued Sly, 400 à Boukadir et 400 autres à Ténès) en plus de 400  autres logements dont 200 à Ain Mérane et 200 à Sidi Akkacha qui seront lancés très prochainement.

Quant au nouveau programme AADL, il comporte 4 000 logements répartis comme suit : 1 000 à Hassania ; 1 500 à Oued Sly, 200 à Abou-El-Hassan, 600 à Karimia, 300 à Ténès, 200 à Sendjas, 100 à Sidi Akkacha et enfin 100 autres là Taougrit. Ainsi, au total, le programme AADL de Chlef comporte 8 200 logements répartis à travers l’ensemble des communes de la wilaya.

Pour l’heure, il est prévu la distribution avant le mois de juin 2018 de 500 logements AADL, les autres le seront avant la fin de l’année en cours, a annoncé le wali qui précise que «toutes les contraintes ont été levées pour mener à terme ce programme» . il faut noter que faute d’aménagement extérieur et de réseaux d’eau, d’assainissement et de gaz , de nombreux logements ne sont pas livrés à leurs bénéficiaires à temps.

En finir avec les cités dortoirs 

Si, jusqu’à ce jour, la construction de logements s’est souvent limitée à l’aspect quantitatif, une approche qui a donné lieu à l’émergence de cités-dortoirs qui n’ont fait qu’élargir les disparités et renforcer les sentiments de frustration et de marginalisation sociales, il est temps aujourd’hui de redéfinir le modèle de construction et de penser d’intégrer des structures sociaux-économiques à l’image des  écoles, des marchés, des salles de soins etc. Le président de la république s’est exprimé sur le sujet en indiquant que «la grande pression et l’urgence en raison de la demande toujours croissante en matière de logements ne sauraient nous empêcher d’aboutir au modèle d’habitation auquel nous avons toujours aspiré dans le respect des principes de l’architecture traditionnelle et des normes techniques de modernité car, dira-t-il, construire vite, le plus possible, au moindre coût, sans prendre le temps de la réflexion et de la préparation, ne pouvait qu’aboutir à des conséquences désastreuses.Ainsi  pressés d’en finir avec la crise du logement, les pouvoirs publics ont érigé des cités sans âme qui, aujourd’hui, sont devenues des foyers de délinquance». Sur ce point, les autorités de la wilaya en sont conscients puisqu’au niveau des 2 000 logements AADL d’El Hassania de Chlef des équipements socioéducatifs sont en cours de réalisation. Il en est de même pour les 400 logements de Ténès.

Bencherki Otsmane

 

 

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